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Un peu changer d’Anvers, pourquoi pas ?

Publié le par Phil Fossil

 

 

Après avoir rencontré sur les réseaux sociaux mes nouveaux amis, Vincent et ses enfants Camille et Romain, il est grand temps de passer aux choses sérieuses.

 

Comprendre une journée conjointe de prospection dans le Port d’Anvers, journée assez productive au demeurant.

 

Il me faut bien constater qu’ils ont l’oeil ! Romain commence par une superbe Alopias, une jolie Sphyrna, Camille continue avec une Notorhynchus plus que sympa, et tout cela dans du « déjà fait » et le plus souvent par ramassage superficiel à la vue !

 

Ajoutons les ossements de cétacés, nombreux mollusques en moules internes et à coquille conservée, la moisson est assurément bonne !

 

Je me « contente » de deux dents de dauphins, une assez belle dent de chimère en plus des habituelles petites dents de requins.

 

Contrairement à la plupart des enfants que j’ai eu la chance de guider, ils ne sont pas fatigués ni démotivés après peu de temps, c’est même le contraire : il faut quasiment les « arracher » au site pour qu’ils puissent rentrer chez eux !

 

La semaine suivante, on convient d’une autre sortie, facile et suffisamment productive.

 

On part peu avant 8h, ce qui, espérons-le, nous évitera les embouteillages dont le ring de Bruxelles est coutumier…

 

Je jette mon dévolu sur les sites anciens autour de Mons et de Ronquières, sans savoir que la journée aura lieu au plus fort d’une troisième canicule pour cet été…

 

Premier gîte, une ancienne carrière près de Ciply, totalement boisée ce qui nous garantit une fraîcheur de bon aloi.

 

Là personne n’a apparemment cherché depuis ma dernière visite d’il y a plusieurs mois, je continue donc à gratter soigneusement la suite du même tas d’éboulis.

 

Les gros cailloux sont vérifiés, cassés s’ils sont trop imposants, les morceaux vérifiés, et la plus petite fraction passe de temps en temps au tamis à petites mailles.

 

On commence à découvrir des dents de squales, je sors une petite Cretalamna incomplète, Romain qui cherche à côté ramasse une belle Pseudocorax affinis, puis les trouvailles se succèdent, petites mais bien brillantes.

 

Camille sort une petite vertèbre de poisson, j’en découvre une également, puis en fonction des tamis les dents continuent à sortir.

 

Il est bientôt temps de repartir pour un deuxième site, nous sommes ravis : une bonne demi-douzaine de dents, un oursin Catopygus, plus les habituelles bélemnites et coquilles diverses, bivalves, brachiopodes, moules internes phosphatés de gastéropodes, coraux et ammonites déroulées Baculites.

 

En remontant à la voiture, la chaleur nous agresse comme un mur : le thermomètre extérieur annonce, fièrement, 38 degrés !

 

On ne les sentait vraiment pas, sous les frondaisons !!!

 

Après un trajet assez court, malgré les files et les zones de travaux, on arrive à l’ancienne carrière d’Arquennes.

 

Identiquement boisée, et juste au bord de l’ancien canal, la fraîcheur y est idéale…

 

Une petite heure suffira pour gratter un tas d’éboulis schisteux et ramasser des plaquettes à brachiopodes : Cyrtospirifer verneuilli, Camarotoechia sp., Productella subaculeata…

 

On revient bien chargés à la voiture, et on repart pour le dernier site.

 

Le petit filon de quartz de Fauquez, sous les arbres et au bord du canal, où un grattage léger dans les éboulis nous livre de jolis groupes de cristaux, des pointes isolées aussi.

 

Les plus gros blocs ne sont emmenés que s’ils sont suffisamment esthétiques et que leur réduction peut s’envisager. Personnellement, je limite fortement les tailles...

 

On quitte l’endroit bien avant le coucher du soleil, histoire d’éviter de servir de « buffet gratuit » aux myriades de moustiques qui profitent du crépuscule pour entamer leur souper.

 

Il est quasiment 20h quand je suis rentré, que voilà de la belle journée, bien épuisante comme on les aime !

 

Vivement la prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

 

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Anvers et contre tous… Aurais-je passé le turbo récemment ?

Publié le par Phil Fossil

 

 

Mercredi 14 août 2019

 

Mon ami Didier arrive de Lyon et vient s’installer à l’hôtel près de chez moi, étant donné que nous avons prévu de « rayonner » plus largement qu’à notre habitude autour de Bruxelles et d’Anvers.

 

Ce qui nous permet également d’aller souper (dîner pour lui) ensemble après les fouilles.

 

Un copieux hamburger de viande Black Angus, sauce au fromage belge, et des frites de patates douces (un régal) suffisent largement à notre bonheur.

 

On discute des futures visites de sites des deux prochains jours, en attendant d’être enfin sur le terrain !

 

Quand nous sommes repus, l’heure ayant pas mal avancé, on regagne nos pénates respectives : c’est que nous aurons du boulot le lendemain !

 

 

Jeudi 15 août 2019

 

Il n’est pas tard quand Didier arrive, on prend la route vers Anvers. Une pause à la station-service s’impose, les magasins étant fermés pour ce jour férié.

 

Même si 5 voitures, majoritairement hollandaises, sont garées de l’autre côté de la butte, on ne verra pratiquement personne de la journée.

 

Arrivés sur place, on est seuls à notre emplacement et on peut continuer une couche, déjà faite mais encore productive : nos prédécesseurs n’ont pas été très méticuleux, loin s’en faut !

 

Outre les habituelles petites quenottes, en grattant la couche pour la ramasser je vois briller quelque chose et je ramasse une Carcharodon hastalis de 5 centimètres ! Pas totalement parfaite ni super fraîche, mais pour du déjà travaillé, le Saint-Graal !

 

On continue avec de petites Galeocerdo aduncus, Araloselachus vorax, Hypoprion acanthodon, et de plus petites hastalis.

 

Ajoutons 3 petits seaux de résidu de tamisage qui nécessitent un second voyage jusqu’à la voiture.

 

Si nous avions essuyé de jolies averses sur la route, le temps sur place est plutôt clément : très rares périodes de léger crachin, de courte durée, rien de problématique qui pourrait nous empêcher de bosser...

 

Néanmoins la fatigue arrivant, on décide de replier assez tôt : Didier doit se reposer à son hôtel et on doit encore se rafraîchir avant le souper.

 

Je jette mon dévolu sur une brasserie offrant des spécialités belges, proche de mon domicile, nous choisissons finalement des pâtes, copieuses à souhait.

 

Didier ayant de la place dans sa chambre d’hôtel, et deux lits supplémentaires, je reste dormir avec lui. Cela permet de prolonger les discussions, pas très longtemps vu que je m’effondre et je m’endors très rapidement ! Indubitablement, j’en avais grand besoin, tout comme lui…

 

Le lendemain, bien reposés par notre longue nuit, après les traditionnelles ablutions, et un buffet petit-déjeuner assurément pléthorique, on repart pour Anvers.

 

Je désire refaire un peu de prospection « à vue », moins fatigante et pas forcément moins productive.

 

Un petit arrêt sur une zone récemment remuée donne quelques dents, mais le gazon a déjà bien repoussé et on repart pour l’endroit prévu.

 

On se gare tout à côté, et on constate que la végétation a, là aussi, bien envahi l’endroit, tout en laissant des possibilités.

 

Didier s’assied et gratte une zone à galets, moi je fais le tour à pieds et je ramasse des choses sympas, dont une Carcharodon hastalis inférieure assez costaude.

 

Malheureusement, peu de temps après une voiture de la police portuaire s’arrête pas loin et l’un des pandores vient nous signifier que cet endroit est devenu une réserve naturelle et que nous devons partir pour ne pas déranger les oiseaux.

 

De volatiles pas vu un seul, de toute manière ici leur environnement n’est pas très accueillant : tas de bricaillons et autres déchets plastiques, pas des masses d’eau à proximité, et ils sont entourés d’une zone industrielle polluante, remuante et bruyante à souhait ! Pour le calme, c’est très loin d’être gagné...

 

Encore une décision politique à la con, un foutage de gueule intégral dont nos politocards ont le secret, histoire sans doute de faire semblant de respecter les quotas de zones soi-disant naturelles… Alors que l’embouchure de l’Escaut, toute proche, est certes beaucoup mieux pour nos chers piafs !

 

En bref, encore un site pas trop difficile à prospecter et assez productif quand on nous laisse le temps de le travailler… Qui disparaît ! En attendant la construction prévue du futur et pharaonique Saeftinghedok qui va tout anéantir dans un chantier titanesque… Histoire belge, quand tu nous tiens !

 

Bon, pas le choix, on repart pour notre traditionnel site où l’on se remet à tamiser le reliquat de couche de la veille.

 

On y compte pas moins de 10 voitures, et encore plus de personnes qui tamisent ou cherchent à l’oeil sur les tas à graviers. On dirait la côte belge un 15 août, mais par chance, personne à notre emplacement d’hier.

 

Les dents sortent, moins nombreuses que la veille, mais dans les tous premiers tamis on sort chacun une belle Sphyrna zygaena, requin-marteau commun, assurément pas commun du tout dans nos sables anversois déposés en eaux froides !

 

Cela faisait plusieurs années sans en trouver une, et en voilà deux sorties quasi en même temps...

 

Encore de jolies Isurus oxyrhynchus, l’une ou l’autre Carcharodon hastalis, une belle Galeocerdo aduncus, une Notorhynchus cepedianus à cuspide pathologique, enfin on ne sera pas bredouilles !

 

Auxquelles il faut ajouter deux petits seaux de résidu de tamisage, un chacun, histoire de se ménager du boulot à la maison.

 

Néanmoins la fatigue des trois sites et des deux jours fait que l’on rend les armes, un peu plus tôt que prévu mais malgré tout plus tard que la veille.

 

Redescendre le tout au véhicule, le ranger, et nous voilà repartis.

 

Comme la veille, Didier me dépose, je vide la voiture de tout le matériel et de mon seau de gravier, sans oublier mes trouvailles.

 

Ranger le tout, et je peux enfin me reposer un peu, en attendant de me rafraîchir, de me changer et de repartir souper avec lui.

 

Destination un restaurant chinois local où nous ferons bonne chère avec un pantagruélique menu 4 services pour un prix plus que correct.

 

Il n’est même pas très tard quand il me redépose chez moi, avant de repartir à son hôtel proche et de passer une bonne nuit, histoire de rentrer dans de bonnes conditions à Lyon le lendemain.

 

En tout cas, une petite virée bien sympa !

 

Vivement la prochaine…

 

Phil « Fossil »

 

 

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Un petit saut à la bourse de Sint-Gillis-Waas ce dimanche

Publié le par Phil Fossil

 

 

Ce 1er septembre, il me faut faire un choix : Bernissart ou Sint-Gillis-Waas.

 

La deuxième bourse est uniquement fossiles, cela me passionne déjà plus, surtout que beaucoup (sinon tous) des exposants sont des amateurs.

 

Arrivés sur place vers 13h, il reste encore pas mal à acquérir, je me concentre en majorité sur les dents de squales et quelques autres petites choses moins chères, mon budget étant loin d’être illimité.

 

J’acquiers d’abord un très beau poster sur les dents néogènes d’Anvers.

 

Je peux ensuite jeter mon dévolu sur une boite complète de dents miocènes de Mill-Langenboom, plus quelques pièces plus grandes, un sachet rempli de Parotodus benedeni du Port d’Anvers, deux Ptychodus de Bettrechies, quelques dents de Balegem.

 

En plus, signalons un oursin crétacé (Holaster probable) à préparer, des Pleuroceras du Domérien de Buttenheim, et des trilobites Ectillaenus de l’Ordovicien breton.

 

Pas mal du tout pour deux petites heures de visite !

 

Phil « Fossil »

 

 

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Encore une jolie journée à Anvers

Publié le par Phil Fossil

 

 

Jeudi 8 août 2019

 

 

Après moultes reports et annulations, (dus notamment à notre météo belge…) il est temps en ce jour de montrer à mon ami Bon Barde le site anversois où je passe de nombreuses journées.

 

Arrivé à 9h, un petit exploit vu les encombrements chroniques sur le ring de Bruxelles, il m’offre une fort jolie surprise : deux haches polies du Néolithique marocain ! Un tout grand merci à lui !!!

 

Nous repartons après avoir juste embarqué le matériel, les boissons et un pique-nique basique.

 

On évite le ring de Bruxelles, un accident ayant bouché une bonne partie, en empruntant l’ancienne autoroute d’Anvers.

 

Arrivés sur place, on monte un équipement minimal et je commence à tamiser du « déjà fait » pendant que mon pote se concentre sur la prospection « à vue ».

 

Je découvre une jolie dent de dauphin dans mon tout premier tamis, plus des dents de requins de taille moyenne à petite.

 

Les tamis se succèdent à un rythme régulier, je sors plusieurs bulles tympaniques de dauphins, 3 boucles de Raies Raja clavata, une seconde belle dent de dauphin plus imposante, des dents de squales plus grandes mais rien de totalement complet hormis dans les petites espèces.

 

Outre les Lamna nasus, Hypoprion acanthodon, latérales de Carcharodon hastalis, plusieurs Notorhynchus et Galeocerdo sub-complètes sont quand même engrangées.

 

Arrivent alors mes amis Laurence, Matthieu, Garance et Alexandre ; ils venaient régulièrement avant, mais depuis leur déménagement à Orléans une fouille belge devient difficile.

 

On papote pas mal, je continue mes tamis puis je bouge un peu et je tamise avec Laurence (et pour elle) sur du maillage de 2mms une autre couche très riche en petites dents.

 

Un pique-nique rapidement expédié, et je détermine à la grosse louche sa boite de dents des visites précédentes.

 

Vers le milieu de l’après-midi la fatigue s’installant on redescend au véhicule et on repart à notre aise.

 

Les files sur les rings nous attendant, on prend notre mal en patience et on revient par l’ancienne route : même si les feux nous ralentissent, on avance pas mal.

 

Le ring bruxellois est déjà encombré, mais on en évite la plus grande part vu que l’on ressort très vite après y être rentré.

 

Le temps de passer en vitesse les dents à l’eau, et je peux enfin m’effondrer dans le fauteuil pour un peu de repos bien mérité !

 

Vivement la prochaine !!!

 

Phil « Fossil »

 

 

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Sainte-Marie aux Mines 2019 : une bonne cuvée ! (3)

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Dimanche 30 juin 2019

 

Dernière journée de bourse elle est surtout dédiée à la recherche de bonnes affaires de dernière minute, et acquérir des pièces vues mais non achetées, par manque de temps ou fatigue consécutive à la chaleur.

 

Laquelle crève les plafonds en ce jour : il fait déjà 37 degrés quand on quitte l’hôtel situé en colline au milieu des bois, et dépasse certainement les 40 à la bourse ! Une chance que nous soyons garés à l’ombre, et nettement moins loin que d’habitude de l’entrée de la fontaine.

 

Pensant sélectionner des coraux Cyclolites chez un négociant marocain, je me rends compte que la boite a été vendue… J’en retrouve une autre chez un de ses compatriotes, le prix à l’unité est exagéré mais la caisse complète s’avère une excellente affaire.

 

Je liquide le cash qui me reste en achetant une revue, des petits bois fossiles d’Arizona, quelques dents qui n’étaient pas encore exposées quand j’avais visité le stand, enfin ça sent la fin de bourse, tout ça…

 

On rentre à nouveau tôt au camp de base, ce qui vu la température n’est pas du luxe !

 

Le souper au frais dans le jardin est idyllique, par contre pas moyen de faire baisser la température de la chambre et on luttera avec la canicule (et peut-être un peu la digestion, aussi…) jusqu’à 4h du matin.

 

 

Lundi 1er juillet 2019

 

On commence par le petit-déjeûner, avant de régler la note et d’entamer les nombreux voyages de la chambre (au 2ème étage sans ascenseur) jusqu’à la voiture : chargés bien évidemment des caisses de fossiles, bagages, sacs de vêtements sales, nourriture, boisson…

 

Une fois tout rangé dans le véhicule on va souhaiter la bonne journée et à l’année prochaine à nos hôtes, puis on se met en route avec une bonne dizaine de degrés en moins que la veille, c’est déjà ça.

 

Pour éviter les interminables chantiers sur les autoroutes belges, on a mis le cap sur les Ardennes françaises dont les routes sont moins chargées et plus bucoliques.

 

Nous avons bien évidemment l’intention d’effectuer l’un ou l’autre petit arrêt de prospection dans cette zone oxfordienne !

 

Les champs à ammonites silicifiées sont tous plantés, de même que le champ albien, on se dirige vers Novion-Porcien où on désire vérifier une carrière ouverte dans les calcaires coralliens.

 

Pendant que Yves examine les fronts de taille et tas de cailloux, malheureusement pas nettoyés par les pluies absentes depuis quelques semaines, j’attaque le grattage soigneux d’un éboulis.

 

Outre les habituels coraux, bivalves, gastéropodes, et très nombreuses radioles d’oursins, je sors deux tests d’oursins Hemicidaris intermedia assez jolis.

 

Après deux petites heures, on reprend la route et dès notre passage de Charleroi et notre arrivée sur les autoroutes, les nombreux chantiers se rappellent à notre bon souvenir.

 

On finit quand même par arriver, un arrêt rapide dans une friterie (n’ayant pas mangé depuis le matin) et je peux enfin ranger les outils, caisses de fossiles, sacs de bagages, etc. Il est alors largement 22h30…

 

La fatigue est là, et bien là ! Mais, malgré tout,

 

Vivement la prochaine ! (fouille)

 

Phil « Fossil »

 

 

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Un nouveau réseau social ?

Publié le par Phil Fossil

 

 

Suite à la disparition de Google+ et dans la foulée de mon « expansion numérique », je suis tombé sur ce site de réseau social, lequel me semble suffisamment prometteur pour que cela vaille la peine d’y jeter un coup d’œil.

 

D’autant plus que le site promet de ne pas vous inonder de publicité, ne pas vous traquer numériquement, enfin aucun des effets pervers de son plus célèbre concurrent.

 

Si vous désirez vous inscrire, ce qui est très facile et rapide, n’hésitez pas ensuite à me demander en ami !

 

https://mewe.com/i/paleoman

 

Et utiliser mon nouveau groupe : Les Fossiliens.

 

https://mewe.com/group/5d492ce85941092f8e4977dd

 

A très bientôt ?

 

Phil « Fossil »

 

 

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Retour à Anvers, enfin !

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Après l’accident survenu sur notre site anversois à la fin avril, une période de quelques mois sans tamisage intensif a eu lieu.

 

J’ai néanmoins pu compenser par la visite d’autres sites, de la prospection de nouveaux gîtes potentiels, le tri de tamisat, la bourse de Sainte-Marie aux mines, et d’autres activités nombreuses et variées.

 

Néanmoins, mon impatience à taquiner le requin néogène s’amplifiant, et Fred désirant revenir fouiller chez nous, nous voilà partis.

 

 

Mercredi 17 juillet 2019

 

Fred arrive assez tôt (en fonction des embouteillages sur le chemin) et on embarque le matériel, les provisions et un léger bagage.

 

Aucun besoin d’un arrêt au supermarché, c’est tout du temps de gagné.

 

N’étant pas parvenus à réserver notre hôtel dans le port d’Anvers, on décide d’y passer d’abord, surtout pour se rassurer d’avoir une chambre pour la nuit. Et nous faisons bien, en effet vu la proximité (spatiale et temporelle) du méga-festival Tomorrowland, toutes les chambres sont occupées !

 

Heureusement l’autre hôtel à côté dispose encore de place, ce qui fait que l’on y réserve la chambre avant de se rendre sur le site.

 

Après s’être garés, on place le plus gros du matériel dans la brouette, et nous voilà sur le sommet du plateau sableux.

 

Après un tour rapide, il faut bien voir comment ça a évolué en presque 3 mois (à 2 jours près), je me concentre à mon habitude sur du « déjà fait ».

 

Un premier aperçu en étalant des graviers donne pas mal de choses, je décide de bosser à cet endroit.

 

Travaillant avec les grands tamis (75x51cms, mailles de 5mms) je peux récupérer énormément de petites choses ayant échappé à mes prédécesseurs.

 

Fred, lui, agrandit un trou et commence à trouver une couche en place, avec pas mal de dents.

 

Après une rapide redescente au véhicule pour un pique-nique et y ramener les tamis ronds que je ne pense pas utiliser, on remonte et on continue nos recherches.

 

Même si niveau pelletage je suis loin derrière lui en quantité, niveau tamisage le volume effectué est colossal, car tout ou peu s’en faut passe au crible : je ne dois pas être très loin des 2 mètres-cubes travaillés !

 

Le fait que les mailles soient un peu plus réduites que celles des tamis ronds possède un avantage indéniable : aucun besoin de ramener du tamisat, c’est toujours ça de gagné !

 

La quantité trouvée est conséquente, même si mon prédécesseur n’a pas laissé de grandes pièces les petites sont sorties en suffisance : Galeocerdo aduncus, Lamna nasus, Hexanchus gigas, Notorhynchus primigenius, Araloselachus vorax, et de très latérales de Carcharodon hastalis.

 

Ainsi qu’une bonne vingtaine de bulles tympaniques et périotiques de delphinidés.

 

J’ai même trouvé une pointe de Megaselachus megalodon, restée collée sur un galet gréseux de néoformation. C’est quand même une pièce difficile à rater...

 

Il est quasiment 21h quand on arrête, le temps de tout descendre et de se rendre à l’hôtel il fait pratiquement nuit.

 

Nous prenons possession de la chambre, une bonne douche et on prend notre souper tout à notre aise.

 

Ayant vu un peu trop court pour nos bouteilles d’eau (la température étant plus importante qu’annoncé), nous sommes obligés de les recharger toutes à l’évier de l’hôtel, et de les mettre au frigo du mini-bar pour la nuit.

 

Le temps de vérifier les déterminations d’anciennes récoltes de Fred, il est minuit, et on s’écroule, épuisés, sur nos lits.

 

 

Jeudi 18 juillet 2019

 

On est debout à 7h, un petit peu se rafraîchir, descendre nos affaires et les stocker dans l’auto, et nous sommes repartis.

 

Vers 8h30 on est à pied d’oeuvre, je reprends là où j’en étais mon « déjà fait » tandis que Fred continue son trou.

 

A nouveau les pièces intéressantes sont petites : superbe Galeocerdo avec des taches de couleur, très jolie Carcharoides catticus, une Somniosus, une très latérale d’Isurus oxyrhynchus, 1 supérieure et poinçon de Notorhynchus, et un beau triturateur de chimère Edaphodon antwerpiensis sur bloc gréseux de néoformation.

 

A cela il faut ajouter quelques dents de dauphins, énormément de bulles tympaniques et périotiques des mêmes animaux, et pas mal de restes de raies : dents d’Aetobatus et de Myliobatis, et fréquentes boucles de Raja clavata de tailles variables.

 

Une pause « balade » me donne quelques dents et de jolies coquilles Glans aculeata scaldensis, puis on redescend à la voiture pour pique-niquer.

 

A chacun de nos trajets et de nos « promenades », on ramasse les déchets laissés par certains visiteurs peu scrupuleux : canettes, bouteilles en plastique, sacs, vieux pots de yaourts, et j’en passe !

 

Les gars, ça ne sert à rien de voter pour Ecolo, si vous laissez toutes vos crasses sur tous les sites que vous visitez…

 

On remonte et je fais quelques tamis à d’autres endroits histoire de voir si bouger ne serait pas une bonne idée. Mais je reviens assez vite à mon endroit précédent, nettement plus payant.

 

Vers 16h, la nuit trop courte et la fatigue des deux journées font que je vais m’asseoir à côté de Fred, qui, imperturbablement, enchaîne tamis sur tamis.

 

Il faut dire que sa moisson est largement à la hauteur du travail effectué : belles grandes hastalis, oxyrhynchus, 3 pointes de megalodon, et pas mal de plus petites espèces aussi.

 

Je m’éloigne un moment pour satisfaire un besoin naturel, et je ramasse tout près une jolie hastalis inférieure qui m’attendait en surface.

 

A un moment, il décide peu avant de partir de tamiser du « déjà fait » sur petites mailles, histoire de remplir un gros sac de courses solide.

 

Il tamise sur 6 et 3mms, le gros résidu est rejeté près de moi, le petit déversé dans le sac.

 

Je découvre encore quelques pièces dans le gros résidu, dont une hastalis assez sympa. Lui sort une très belle latérale d’Isurus oxyrhynchus super fraîche, une des plus belles dents des deux journées !

 

Il est 19h passée quand on commence à replier, descendre le matériel et le sac de tamisat très lourd. Grâce à la brouette et nos quatre bras le tout arrive en bas en un seul voyage.

 

Une petite pause boissons, on est une heure plus tôt que prévu, et on range le tout dans la voiture avant de reprendre la route.

 

Vers 8h30, je suis chez moi, tout est déchargé, et Fred peut repartir : il a encore entre 1h et 1h30 de route jusque chez lui…

 

C’est une des meilleures sorties anversoises qu’il ait faites, en ce qui me concerne je suis également très satisfait de mes petites découvertes.

 

Le nettoyage attendra le lendemain, s’écrouler dans le fauteuil est devenu une urgence absolue !

 

Quoi qu’il en soit…

 

Vivement la prochaine !

 

Avis aux amateurs… Mais un peu de repos s’impose, avant.

 

Phil « Fossil »

 

 

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Une journée de fouilles, si cela tente quelqu’un…

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Ces prochains jours, plusieurs belles journées sont prévues, météorologiquement parlant.

 

N’ayant plus fait grand-chose d’autre que du Tertiaire et du Quaternaire récemment, l’envie de « changer de crêmerie » est là et bien là.

 

Dévonien de Marche en Famenne ou de Couvin, Carbonifère montois, Jurassique de la Gaume et du Luxembourg, Crétacé du Limbourg ou de Mons, minéraux belges (ça, ça fait très longtemps!), sont quelques-unes des possibilités.

 

Bien sûr, les sites classiques à dents de requins sont également envisageables, why not...

 

Si d’aventure vous avez une disponibilité et pas de vacances à l’étranger, pourquoi ne pas en profiter ?

 

Le matériel est disponible en suffisance, et seule une bonne ambiance est de rigueur.

 

A très bientôt ?

 

Phil « Fossil »

 

 

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Sainte-Marie aux Mines 2019 : une bonne cuvée ! (2)

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Jeudi 27 juin 2019

 

 

Là, on est debout, et surtout partis, plus tôt ! C’est qu’il reste pas mal de choses à voir…

 

Je trie une boite de dents priaboniennes (bartoniennes) de Dahkla, puis je vais voir mon ami espagnol Marcial, chez qui je sélectionne pas mal de choses : dents miocènes de la Shark Tooth Hill, Otodus aksuaticus du Bartonien du Kazakhstan, une jolie megalodon latérale de Géorgie, du Tapir de Floride, et même des dents de panda fossile de Chine…

 

Le tour de la bourse est plus exhaustif que la veille, j’acquiers même quelques minéraux.

 

La chaleur est telle que l’on fera carrément l’impasse sur le dîner (opportunément remplacé par des glaces), mais on dépense nettement plus en boissons que ce que l’on aurait acheté pour manger…

 

Il est un bon 15h30 quand on repart à l’hôtel : long repos, douche fraîche et souper sous la douceur de la tonnelle. C’est la vie qui me convient, sans conteste !

 

 

Vendredi 28 juin 2019

 

Tout comme la veille, on n’arrive pas trop tard à la bourse (évitons les heures les plus chaudes) et je tente de vérifier l’arrivée des éventuels exposants retardataires pour leur acheter le matériel aussitôt déballé.

 

Je peux refaire un tour plus à l’aise, mais le budget prévu touche à sa fin, et je n’ai aucune envie comme les années précédentes d’exploser les plafonds des 2 cartes bancaires… Donc je me limite sauvagement.

 

Vers 15h on retourne au logement, grignoter quelques petites choses sur nos réserves pour attendre sereinement le souper, repos, douche et puis reprendre les agapes tant attendues depuis une année...

 

 

Samedi 29 juin 2019

 

 

C’est une journée « break », le monde infernal à la Bourse pour le premier jour « grand public », conjugué avec les problèmes de parking font que je n’y vais pratiquement jamais.

 

Etant invité par mon vieux copain Ange, au Nord de Strasbourg, on démarre plus tard en ayant prévu une marge pour ne pas arriver en retard.

 

Il nous montre sa collection, puis on dîne d’un super repas froid (le mieux en ces temps caniculaires) avant de se diriger vers le garage.

 

Lequel renferme pas mal de piles de caisses , matériel servant aux bourses et bien évidemment les fossiles restant à préparer.

 

Yves et moi faisons notre choix, Ange nous fait un super prix sans oublier les nombreuses pièces reçues !

 

Que nous devrons limiter, en effet le véhicule n’est pas extensible et on doit y caser les bagages et achats de la bourse en plus.

 

Les fossiles sont originaires principalement de ses propres prospections, ou d’échanges :

 

Trilobites paléozoïques de plusieurs provenances, Trias, Carixien et Domérien d’Alsace, Bajocien de Ringsheim, Bathonien de Landaville, Helvétien des faluns de Touraine, Trias américain...

 

Vers 17h nous prenons congé, avec moultes remerciements, pour cette super journée de détente.

 

Une journée plus calme qu’à la bourse c’est indéniable, encore plus intéressante et, surtout, super sympa.

 

A suivre…

 

Phil « Fossil »

 

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Sainte-Marie aux Mines 2019 : une bonne cuvée ! (1)

Publié le par Phil Fossil

 

 

Cette édition ne peut pas tomber mieux, en effet votre serviteur n’ayant plus pu prendre de vraies vacances depuis pile une année, un peu de repos et se distancer du quotidien est littéralement devenu une question de survie !

 

Cette année, j’ai décidé de me concentrer majoritairement sur ma collection et dans la mesure du possible sur les dents de squales d’espèces et de provenances encore non disponibles dans la susdite collection.

 

Comme tous les ans j’ai une idée sur ce que je veux, des exposants à visiter, et comme chaque fois le planning est totalement bouleversé.

 

 

Mardi 25 juin 2019

 

Mon pote Yves arrive, à ma demande pas trop tôt car je n’ai pas totalement terminé mes préparatifs, bagage et outils. Même si on ne prévoit pas énormément de fouilles cette fois, il faut un minimum de matériel.

 

Le traditionnel arrêt de prospection à l’aller sera évité, les températures tournent quand même selon les endroits entre 33 et 38 degrés, ce qui ne donne pas envie de faire de grands travaux ou de longues approches de sites fossilifères sans même parler du problème des tiques.

 

De plus, les chantiers pléthoriques sur la route nous font déjà perdre une heure ou deux. Tout mis ensemble, on préfère rejoindre notre hôtel pour pouvoir s’y rafraîchir et s’y restaurer.

 

Le repas sera copieux mais de manière surprenante assez léger, histoire de pouvoir s’endormir en prévision du lendemain, première journée de bourse plutôt chargée !

 

 

Mercredi 26 juin 2019

 

Debout assez tôt, on se prépare, déjeûne, et on remonte à la chambre, se reposer un peu sur nos lits… Ce qui se transforme en une bonne petite sieste !

 

Il n’est heureusement pas trop tard, on se met en route pour la bourse. Le temps de trouver un parking et on entame la longue marche jusqu’à la manifestation.

 

Je repère les stands à refaire à l’aise plus tard, tandis que je fonce sur ceux qui ne peuvent pas attendre.

 

Premier achat, en dehors des pass-5jours, une pioche Estwing et un livre sur la fluorite pour un pote.

 

Je peux enfin effectuer un premier tour des exposants qui m’intéressent, ce qui nécessite un sérieux écrêmage entre les vendeurs de bijoux, les marocains qui à 99 % ont tous les mêmes choses à vendre, les stands de minéralogie qui me tentent assez peu, à de rares exceptions près.

 

Les achats commencent par des dents de requins d’Australie, Ukraine, un peu du Maroc (pathologiques), du Togo…

 

Et d’autres fossiles aussi, genre dents de bison de Hongrie, de cheval de Pologne, plus les plus classiques ammonites.

 

La chaleur est telle que l’on rend assez rapidement « les armes », comprendre manger une salade légère et une terrine à la Taverne des Mineurs. Ma terrine étant assez (trop) light, je me mange une tarte flambée en « dessert »...

 

On repart pour un deuxième round, assez réduit, car la fraîcheur de la chambre au milieu des bois nous manque déjà.

 

Retour à l’hôtel ! Une bonne sieste, une douche et un pantagruélique (tout est relatif, vu la chaleur) souper, et on peut enfin aller dormir…

 

A suivre…

 

Phil « Fossil »

 

 

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