Retour à Anvers, enfin !

Publié le par Phil Fossil

 

 

 

Après l’accident survenu sur notre site anversois à la fin avril, une période de quelques mois sans tamisage intensif a eu lieu.

 

J’ai néanmoins pu compenser par la visite d’autres sites, de la prospection de nouveaux gîtes potentiels, le tri de tamisat, la bourse de Sainte-Marie aux mines, et d’autres activités nombreuses et variées.

 

Néanmoins, mon impatience à taquiner le requin néogène s’amplifiant, et Fred désirant revenir fouiller chez nous, nous voilà partis.

 

 

Mercredi 17 juillet 2019

 

Fred arrive assez tôt (en fonction des embouteillages sur le chemin) et on embarque le matériel, les provisions et un léger bagage.

 

Aucun besoin d’un arrêt au supermarché, c’est tout du temps de gagné.

 

N’étant pas parvenus à réserver notre hôtel dans le port d’Anvers, on décide d’y passer d’abord, surtout pour se rassurer d’avoir une chambre pour la nuit. Et nous faisons bien, en effet vu la proximité (spatiale et temporelle) du méga-festival Tomorrowland, toutes les chambres sont occupées !

 

Heureusement l’autre hôtel à côté dispose encore de place, ce qui fait que l’on y réserve la chambre avant de se rendre sur le site.

 

Après s’être garés, on place le plus gros du matériel dans la brouette, et nous voilà sur le sommet du plateau sableux.

 

Après un tour rapide, il faut bien voir comment ça a évolué en presque 3 mois (à 2 jours près), je me concentre à mon habitude sur du « déjà fait ».

 

Un premier aperçu en étalant des graviers donne pas mal de choses, je décide de bosser à cet endroit.

 

Travaillant avec les grands tamis (75x51cms, mailles de 5mms) je peux récupérer énormément de petites choses ayant échappé à mes prédécesseurs.

 

Fred, lui, agrandit un trou et commence à trouver une couche en place, avec pas mal de dents.

 

Après une rapide redescente au véhicule pour un pique-nique et y ramener les tamis ronds que je ne pense pas utiliser, on remonte et on continue nos recherches.

 

Même si niveau pelletage je suis loin derrière lui en quantité, niveau tamisage le volume effectué est colossal, car tout ou peu s’en faut passe au crible : je ne dois pas être très loin des 2 mètres-cubes travaillés !

 

Le fait que les mailles soient un peu plus réduites que celles des tamis ronds possède un avantage indéniable : aucun besoin de ramener du tamisat, c’est toujours ça de gagné !

 

La quantité trouvée est conséquente, même si mon prédécesseur n’a pas laissé de grandes pièces les petites sont sorties en suffisance : Galeocerdo aduncus, Lamna nasus, Hexanchus gigas, Notorhynchus primigenius, Araloselachus vorax, et de très latérales de Carcharodon hastalis.

 

Ainsi qu’une bonne vingtaine de bulles tympaniques et périotiques de delphinidés.

 

J’ai même trouvé une pointe de Megaselachus megalodon, restée collée sur un galet gréseux de néoformation. C’est quand même une pièce difficile à rater...

 

Il est quasiment 21h quand on arrête, le temps de tout descendre et de se rendre à l’hôtel il fait pratiquement nuit.

 

Nous prenons possession de la chambre, une bonne douche et on prend notre souper tout à notre aise.

 

Ayant vu un peu trop court pour nos bouteilles d’eau (la température étant plus importante qu’annoncé), nous sommes obligés de les recharger toutes à l’évier de l’hôtel, et de les mettre au frigo du mini-bar pour la nuit.

 

Le temps de vérifier les déterminations d’anciennes récoltes de Fred, il est minuit, et on s’écroule, épuisés, sur nos lits.

 

 

Jeudi 18 juillet 2019

 

On est debout à 7h, un petit peu se rafraîchir, descendre nos affaires et les stocker dans l’auto, et nous sommes repartis.

 

Vers 8h30 on est à pied d’oeuvre, je reprends là où j’en étais mon « déjà fait » tandis que Fred continue son trou.

 

A nouveau les pièces intéressantes sont petites : superbe Galeocerdo avec des taches de couleur, très jolie Carcharoides catticus, une Somniosus, une très latérale d’Isurus oxyrhynchus, 1 supérieure et poinçon de Notorhynchus, et un beau triturateur de chimère Edaphodon antwerpiensis sur bloc gréseux de néoformation.

 

A cela il faut ajouter quelques dents de dauphins, énormément de bulles tympaniques et périotiques des mêmes animaux, et pas mal de restes de raies : dents d’Aetobatus et de Myliobatis, et fréquentes boucles de Raja clavata de tailles variables.

 

Une pause « balade » me donne quelques dents et de jolies coquilles Glans aculeata scaldensis, puis on redescend à la voiture pour pique-niquer.

 

A chacun de nos trajets et de nos « promenades », on ramasse les déchets laissés par certains visiteurs peu scrupuleux : canettes, bouteilles en plastique, sacs, vieux pots de yaourts, et j’en passe !

 

Les gars, ça ne sert à rien de voter pour Ecolo, si vous laissez toutes vos crasses sur tous les sites que vous visitez…

 

On remonte et je fais quelques tamis à d’autres endroits histoire de voir si bouger ne serait pas une bonne idée. Mais je reviens assez vite à mon endroit précédent, nettement plus payant.

 

Vers 16h, la nuit trop courte et la fatigue des deux journées font que je vais m’asseoir à côté de Fred, qui, imperturbablement, enchaîne tamis sur tamis.

 

Il faut dire que sa moisson est largement à la hauteur du travail effectué : belles grandes hastalis, oxyrhynchus, 3 pointes de megalodon, et pas mal de plus petites espèces aussi.

 

Je m’éloigne un moment pour satisfaire un besoin naturel, et je ramasse tout près une jolie hastalis inférieure qui m’attendait en surface.

 

A un moment, il décide peu avant de partir de tamiser du « déjà fait » sur petites mailles, histoire de remplir un gros sac de courses solide.

 

Il tamise sur 6 et 3mms, le gros résidu est rejeté près de moi, le petit déversé dans le sac.

 

Je découvre encore quelques pièces dans le gros résidu, dont une hastalis assez sympa. Lui sort une très belle latérale d’Isurus oxyrhynchus super fraîche, une des plus belles dents des deux journées !

 

Il est 19h passée quand on commence à replier, descendre le matériel et le sac de tamisat très lourd. Grâce à la brouette et nos quatre bras le tout arrive en bas en un seul voyage.

 

Une petite pause boissons, on est une heure plus tôt que prévu, et on range le tout dans la voiture avant de reprendre la route.

 

Vers 8h30, je suis chez moi, tout est déchargé, et Fred peut repartir : il a encore entre 1h et 1h30 de route jusque chez lui…

 

C’est une des meilleures sorties anversoises qu’il ait faites, en ce qui me concerne je suis également très satisfait de mes petites découvertes.

 

Le nettoyage attendra le lendemain, s’écrouler dans le fauteuil est devenu une urgence absolue !

 

Quoi qu’il en soit…

 

Vivement la prochaine !

 

Avis aux amateurs… Mais un peu de repos s’impose, avant.

 

Phil « Fossil »

 

 

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