Les dents de requins du Miocène de Lecce, Italie
Carcharocles megalodon, Miocène, Lecce, Italie. Hauteur 9 centimètres.
Carcharocles chubutensis, Miocène, Lecce, Italie. Hauteur 6 centimètres.
Dans les Pouilles, aux environs de Lecce pour être plus précis, sont exploités en carrières des calcaires jaunâtres du Miocène inférieur.
Travaillée à la scie mécanique, cette couche fournit des blocs de construction estimés dans la région, le soleil couchant donne aux bâtiments construits à l’aide de cette pierre une couleur incomparable !
Néanmoins, de temps à autre, la scie fait entendre un son « différent », ce qui indique qu’elle traverse un reste de vertébré, le plus souvent il s’agit d’une dent de requin fossile.
Etant donné leur taille, les dents de Carcharocles megalodon sont les plus fréquemment découvertes. Elles sont d’une couleur crème à jaune très clair, et d’une qualité de serrulation et de tranchant exceptionnelle !
On y découvre également Carcharocles angustidens et Carcharocles chubutensis, plus exceptionnellement Cosmopolitodus hastalis.
Ces pièces sont bien évidemment récupérées par les carriers, qui les monnaient pour arrondir leurs fins de mois. Et ce, vu la loi italienne, en toute illégalité !
C’est pourtant la seule et unique manière de sauvegarder ces vestiges d’un lointain passé…
En passant, cette loi italienne interdisant la recherche de fossiles est très critiquée, surtout par les scientifiques, qui sont bien évidemment les premiers concernés. Ils sont par voie de conséquence privés de la collaboration avec les amateurs paléontologues.
Il serait grand temps d’abroger ou d’amender cette loi datant de la dictature de Mussolini, ce qui permettrait peut-être de convaincre les extrémistes protectionnistes français (et autres) qui voudraient bien emprunter la même « voie sans issue » des interdictions totales…
Les quelques pièces ici présentées ont été acquises par échange. Ce qui prouve bien que des fossiles italiens sortent malgré tout… FOSSILE RAMASSE = FOSSILE SAUVEGARDE !
Phil « Fossil »
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