Préparation des oursins « encroûtés » des Ardennes de France
Oursins réguliers, Argovien, Novion-Porcien, Ardennes, France.
De gauche à droite, diamètre maximal 3 centimètres :
Hemicidaris intermedia
Glypticus hieroglyphicus
Paracidaris florigemma
Assez fréquemment, l’on peut mettre la main dans les petits éboulis de calcaire crayeux de l’Argovien sur un oursin régulier pratiquement dégagé, mais néanmoins encore recouvert d’une fine « croûte » tenace de calcaire.
Le brossage, même à l’aide d’une brosse en métal, s’avère en pratique inefficace et dangereux pour les détails de la structure de surface du fossile. L’attaque à l’acide chlorhydrique pur ou dilué peut toujours s’avérer risquée sur des tests en calcite relativement fins.
Ayant retrouvé quelques spécimens de ce genre dans nos « réserves » de pièces non encore préparées, dont certaines « laissées pour compte » depuis environ une décennie, nous avons en désespoir de cause testé le sablage.
A l’aide de poudre de limaille de fer, et d’une pression variant entre 3 et 4 bars, nous sommes arrivés, en insistant nettement plus longtemps que pour les spécimens inclus dans le calcaire tendre, à un résultat tout-à-fait convenable.
Il faut bien évidemment laisser agir le jet de sable « au finish » sur chaque tubercule (attaqué parallèlement et non perpendiculairement !) et insister longuement sur chaque fragment de gangue incrustante, mais cela en vaut indubitablement la peine.
Enfin, longuement est tout relatif, la préparation complète de chaque oursin ne dure finalement que quelques petites minutes… Vive le sablage !
Bonne préparation !
Phil « Fossil »
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