Le tamisat pour les dents de requins, trucs et astuces !

Publié le par Phil Fossil

 
 
De nombreux amateurs de requins fossiles considèrent le tamisage sur petites mailles comme étant une perte de temps et d’énergie, nous pensons qu’il est possible de récupérer une part significative de petites espèces en ramenant du tamisat pour tri chez soi. N’oublions pas que ce sont parmi les petites pièces que l’on a le plus de chances de découvrir des espèces inconnues de la Science !
 
Quand la couche le permet, que sa richesse en dents de poissons est considérable, il est préférable de travailler en deux coupures, celle de 8 millimètres que l’on vérifie sur place pour ramener les grosses pièces, et une de 2 à 4 millimètres pour du tamisat ramené et trié à l’aise.
 
Le tri du grand maillage laisse déjà passer beaucoup de petites pièces par les mailles de 8 millimètres, donc installer un tamis de petit maillage dessous permet de récupérer ce qui tombe lors du tri, sans avoir les fatigues du double tamisage.
 
Notre dernière visite dans le Lédien gantois nous a donné quelques jolies grandes dents, dont l’une malheureusement brisée avait perdu un morceau de racine.
 
En examinant en vitesse ce vendredi soir le tamisat ramené, nous avons pu récupérer le morceau manquant.
 
Si quelqu’un doutait encore de l’intérêt du tamisat, en voici une preuve éclatante !
 
Quant à la question suivante, doit-on laver le tamisat à l’eau, ou peut-on le laisser sécher et le trier à sec, la réponse dépend de chaque site considéré séparément.
 
- Gravier du Danien de Ciply : il est préférable de laver le tamisat et de le trier ensuite, soit après égouttage ou après séchage complet. A sec les dents sont beaucoup plus difficiles à dénicher malgré leur couleur plus foncée que le sédiment crayeux.
 
- Gravier du Heersien de Orp-le-Grand : le sable sec s’élimine très bien et donc aucun lavage n’est nécessaire à priori. Prévoir néanmoins une loupe grossissante pour examiner la fraction la plus petite, des espèces de quelques millimètres y sont monnaie courante.
 
- Poches sableuses à Ditrupa de l’Yprésien (Egem) : là, le tamisage doit se faire à l’eau sur place, sur un maillage d’un millimètre maximum, et le tout doit être ramené pour séchage et tri à la maison.
 
- Gravier de base du Lédien des environs de Gand et de Bruxelles : le tri peut se faire après séchage complet et élimination du sable par tamisage dans un chinois de cuisine. Le lavage n’est pas indispensable mais permet de mieux voir les restes fossilisés quand ils sont clairs.
 
- Sables de Kerniel du Rupélien près de Gellik (quand ils affleurent…) les poches à coquilles doivent passer sur deux niveaux de maillage, mais peuvent être triés à sec. Le lavage à l’eau n’est pas indispensable.
 
- Sables d’Anvers miocènes de la ville d’Anvers : les dents sont assez rares, le sable bien sec coule comme de l’eau et donc le nettoyage à sec fonctionne très bien.
 
Sables de Kattendijk (Miocène-Pliocène) dans le Port d’Anvers : là tout dépend du degré de mélange des sables dragués. S’ils sont plutôt coquilliers et pauvres en argile, le tri après séchage fonctionne bien tel quel, mais le nettoyage à l’eau rend les dents plus brillantes et visibles. S’il y a beaucoup d’argile en petits fragments dans le tamisat, le nettoyage à l’eau va transformer les mottes argileuses en boue qui rendront le tri difficile. Donc le tri après séchage complet est préférable dans ce cas. 
 
Bonnes recherches, et n’oubliez pas de ramener du tamisat quand c’est possible !
 
Phil « Fossil »
 
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Publié dans Le coin des pros

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M
Salut Phil,Dans les faluns, le tamisage n'est pas praticable.A +Meggie
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S
Une technique astucieuse qui semble élémentaire !Ta photo de dents de requins, sous "présentation...Blog" pourrait être inversée et on aurait un superbe sourire !  :)Gros bisous, Maître Phil  :0010:
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