Les niveaux phosphatés et leurs fossiles
Une série de sites fossilifères laissent affleurer un ou plusieurs niveaux de conglomérats phosphatés, ces strates peuvent être le signe d’un déséquilibre dans la sédimentation tout comme d’une concentration de matière osseuse organique.
Ces niveaux à nodules phosphatés sont connus depuis le jurassique inférieur des environs de Charleville-Mézières, mais les plus célèbres se situent indubitablement dans le Crétacé.
Les fossiles, fréquemment remaniés de formations plus anciennes, s’y trouvent généralement sous la forme de moules internes en phosphate de chaux, parfois ils ont conservé leur nacre ou des restes de coquille calcaire. (Wissant, Machéroménil)
Dans le Cénozoïque belge et hollandais, ces dépôts portent le nom de « phosphorites ».
Voici les principaux sites, d’âge décroissant, qui montrent des nodules phosphatés fossilifères :
Kimméridgien : Octeville (Seine-Maritime) : Ammonites, Bivalves
Portlandien : Boulogne-sur-Mer et Wimereux (Pas de Calais) : Ammonites, bivalves
Aptien : Strouanne (Pas de Calais) : Ammonites, bivalves
Albien : Strouanne (Pas de Calais), Machéroménil (Ardennes), Bully-en-Bray (Seine-Maritime), Vaches-Noires (Calvados) : Bois fossile, coraux, dentales, bivalves, gastéropodes, ammonites souvent nacrées, nautiles, crabes
Cénomanien : Strouanne (Pas de Calais), Cap de la Hève (Seine-Maritime), Vaches-Noires (Calvados) : Ammonites parfois nacrées, nautiles, bivalves, gastéropodes, éponges
Turonien : Thieu (Belgique) : Eponges
Maastrichtien inférieur : Ciply (Belgique) : Eponges, terriers, ammonites, bivalves, gastéropodes
Danien : Ciply (Belgique) : Ammonites, phragmocônes de bélemnites, bivalves, gastéropodes, brachiopodes, éponges, coraux
Miocène : Ramsel (Belgique) : crabes en moules internes
Miocène : Buggiba, Sliema (Malte) : bivalves, gastéropodes, brachiopodes, coraux, oursins en moules internes
Oligocène-Pliocène : Kallo-Doel (Belgique), Cadzand (Pays-Bas) : carapaces et pinces de crabes.
Phil « Fossil »
Publicité