Les requins fossiles du Miocène-Pliocène de Mill, Pays-Bas

Publié le par Phil Fossil

 
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Cosmopolitodus hastalis dents inférieures, Miocène-Pliocène, Mill, Pays-Bas. Plus grande dimension 4 centimètres.
 
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Isurus desori, Miocène-Pliocène, Mill, Pays-Bas. Hauteur 3 centimètres.
 
 
Les sites hollandais ne sont pas très connus à l’extérieur de leurs frontières, en effet il n’est pas évident si l’on n’est pas « du pays » de recueillir les confidences des habitants du crû.
 
Heureusement qu’il reste quelques forums et autres amis pour obtenir des informations sur les gîtes fossilifères bataves !
 
La Sablière de Mill est l’un de ceux-là, elle est exploitée par dragage du fond d’un lac, un peu comme cela se passe avec les sables pliocènes extraits des docks anversois.
 
Les sédiments dragués sont les Sables d’Osterhout (Miocène) et Sables de Breda (Pliocène).
 
Les découvertes principales sont les ossements de mammifères (baleines, cachalots, dauphins, phoques…), os d’oiseaux, et les dents de requins et de raies.
 
La faune est très proche de ce que l’on rencontre dans le Pliocène anversois, la préservation est similaire, seule la couleur des dents diffère en étant un peu plus uniformément noire.
 
Se référer à notre page systématique des vertébrés du Port d’Anvers et à notre album photo « requins-fossiles » pour l’essentiel de la faune ichthyologique.
 
Le mélange des sédiments sortant des tuyaux explique que l’on découvre des dents fraîches et d’autres plus ou moins usées par le remaniement.
 
Il y a deux méthodes principales de fouilles sur ce site.
 
La plus ardue est d’amener un tamis sous le jet d’eau boueuse provenant directement de la drague, ce qui permet de récolter les dents dès leur sortie. Les sables mouvants ainsi que les projections d’eau rendent cette méthode peu praticable pour les débutants.
 
La manière la plus simple est de découvrir dans les plaines de sable plus anciennes les couches graveleuses et coquillières, pour les tamiser à sec. On peut arriver à s’en sortir honorablement, moyennant de gros travaux de pelletage. 
 
D’après les comptes-rendus de découvertes faits sur les forums néerlandais, on peut néanmoins se rendre compte que la productivité n’atteint pas celle des meilleures moissons faites dans le Pliocène anversois…
 
Bonne pêche !
 
Phil « Fossil »
 
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Publié dans Sites de fouilles

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P
Bonsoir Jean-Pierre et Dino,Il reste à trouver en requins fossiles dans nos contrées. Mais le tout sera que je sois à nouveau "opérationnel" pour aller taquiner le fossile !Amitiés !Phil "Fossil"
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D
Eh oui, nos amis hollandais sont toujours très forts pour venir piller les sites des autres, mais quant à donner des renseignements sur leurs propres sites, ça c'est autre chose.Je ne peux que donner un conseil à nos amis paléontologues: ne donnez pas de renseignements à ces gens, sauf si par le plus grand des hasards ils vous avaient amenés sur un site intéresant AUPARAVANT !!!Un Dino pas très content.
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J
Bonjour Phil,Cette sablière à laissé quelque traces par ci par là, on voit de temps en temps de dents de cette localité à l'échange ou bien à la vente. N'étant pas très éloignée de la région anversoise, on ne doit pas s'attendre à voir une différence au niveau de la composition faunique. Mais tout comme le dragage des docks anversois, la méthode d'extraction n'est pas chirurgicale et on obtient une mixture faunique là aussi. C'est pas vraiment un gros problème parcequ'il n'y a pas une grande lacune de sédimentation ou érosion entre la limite du Miocène supérieur et le base du Pliocène et les assemblages fauniques restent assez similaires, à quelques signaux exotiques près.En tout cas, c'est intéressant de savoir qu'il existe encore d'autres sources pour les personnes qui sont intéressées par ces faunes sub-actuelles, autres qu'au sommet des anciennes extractions des argiles de Boom.JP
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