Quelque part sur la Terre, dans environ cent millions d’années

Publié le par Phil Fossil

 
(Extrait) …La nouvelle a été annoncée avec l’ampleur qu’elle mérite : une équipe internationale composée de paléontologues de renom viendrait de mettre à jour un exemplaire quasiment intact, et magnifiquement préservé, de l’un des fossiles les plus importants mais les plus méconnus du grand public : l’« Archæoptéryx lithopaleomania ».
Découvert dans les calcaires mondialement célèbres de  Wemmelhofen (Bruxellien moyen), le squelette serait le plus complet découvert jusqu’à présent. Il comporterait jusqu’à des traces de ce qui pourrait être des « parties molles », voire même ce qui apparaîtrait selon certains commentateurs comme les vestiges d’une sorte de « peau exomorphe ». Malgré l’absence de toute publication, qui ne devrait pas suivre dans l’immédiat compte tenu de l’importance et de la complexité d’une telle découverte  nécessitant certainement de longues années d’études minutieuses, nous sommes déjà en mesure de vous apporter quelques précisions mais - cela va de soi - avec toute la prudence et la circonspection que les circonstances exigent.
Il ne s’agirait ni plus ni moins que de l’exemplaire le plus remarquable d’une espèce animale dont on connaît finalement bien peu de choses. Rappelons pour les non-initiés que l’histoire de cette découverte remonte à plusieurs décennies, car elle a débuté par celle d’un appendice unique, dont des spécimens trouvés successivement dans des couches géologiques totalement différenciées, ce qui avait suscité la polémique dans le milieu scientifique et donné naissance à ce que l’on avait appelé l’« Enigme Picard », du nom d’un chercheur français qui en fut son premier inventeur.
Décrit pour la première fois par le professeur R.I. Krössendz, dans sa fameuse étude intitulée « The Estwing Mystery », cet appendice avait l’étonnante particularité d’être composé d’une double matière ferro-carbonatée, mais surtout d’être doté d’une forme extraordinairement rectiligne, laquelle avait fait naître à l’époque les rumeurs les plus folles et les théories les plus invraisemblables sur sa nature exacte. Mais avec cette nouvelle découverte, pour la première fois dans la longue histoire de la science paléontologique, l’« appendice d’Estwing » se trouverait maintenant associé à une forme de vie apparemment reconnaissable et organisée, quoiqu’elle soit elle-même particulièrement méconnue de par la rareté des spécimens actuellement répertoriés. Certains iraient même déjà jusqu’à envisager l’hypothèse osée selon laquelle ce qui a toujours été considéré comme l’appendice d’une espèce animale encore inconnue pourrait en réalité constituer une forme d’outillage primitif ! Mais, outre que l’on ne perçoit guère l’utilité quelconque voire l’usage qu’aurait pu représenter un tel dispositif, encore faudrait-il que cette forme de vie particulièrement primaire à laquelle il est désormais associé ait été dotée d’un minimum de Conscience, c’est-à-dire de développement « intellectuel ». Rien dans l’état actuel de nos connaissances ne permet d’envisager sérieusement cette possibilité, de même que l’on doit prendre avec la plus grande circonspection l’avancée de certains spécialistes, selon lesquels les traces apparentes d’une peau seraient incontestablement « surajoutées » et n’auraient vraisemblablement pas fait partie intégrante de l’animal !
Qu’elles auraient pu être fabriquées, en quelque sorte…
Rien ne devrait par ailleurs nous être épargné, à considérer le fait non négligeable que la découverte de cet « Archæoptéryx lithopaleomania » s’est produite à l’exacte « Limite KT », précisément à l’ère de grandes extinctions ayant frappé tant la faune que la flore des multiples continents qui constituaient notre Monde à l’époque. Quoiqu’il ne soit pas encore question de revenir à la couche d’uranium qui caractérise d’une manière systématique cette limite géologique, il faut s’attendre à ce que les tenants de la thèse catastrophiste, dont le nombre va sans cesse croissant, s’emparent de cette découverte et ne tentent d’associer d’une quelconque manière la disparition de la majorité des espèces végétales et animales à la présence de ce singulier fossile.
Encore que la thèse d’une extinction graduelle par la remontée générale des niveaux marins, elle-même provoquée par la fonte rapide des glaces polaires, bénéficie d’une quantité toujours significative de partisans. Sans même s’appesantir sur cette théorie farfelue selon laquelle ce pourrait être précisément la présence de cette Espèce sur la surface terrestre qui pourrait elle-même avoir été à l’origine des Grands Bouleversements Climatiques que l’on a répertoriés, au terme de cet âge géologique  également surnommé (péjorativement) le « Poubellien moyen ». 
Tout au plus pouvons-nous espérer ne pas voir une science aussi sérieuse que la Paléontologie sombrer dans le délire le plus total !
Aussi, afin de respecter un minimum d’objectivité, nous bornerons-nous à vous offrir la première et seule représentation officielle qui soit actuellement disponible de ce désormais célèbre fossile : 

 Archæoptéryx lithopaleomania s.p.
 
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CarchaDOrias
 
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Publié dans Ecarts de CarchaDOrias

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