Sortie anversoise de la S.A.G.A. (Paris)
Mandibule de Paleophoca nysti, Pliocène inférieur, Port d’Anvers, Belgique
Ce week-end marquant la charnière entre le printemps et l’été, nous avons avec un grand plaisir accueilli nos amis de la S.A.G.A. afin de leur faire goûter à la variété et l’abondance de nos richesses paléontologiques.
Sept participants étaient au rendez-vous, nous avons pris hardiment la direction du chantier anversois où nous sommes tombés d’emblée sur une couche pas très concentrée, mais d’une richesse plus qu’acceptable !
Tandis que certains tamisaient comme de vrais forçats (suivez mon regard), d’autres se contentaient d’un ratissage soigneux, certains même examinaient précautionneusement le sable par un « ramping » assurément moins fatiguant pour le dos.
Outre les dents de requins qui sortaient allègrement, d’autres pièces faisaient le bonheur de nos amis : vertèbres de dauphins, une belle Megaselachus megalodon, une Carcharodon carcharias, des Hemipristis serra, Galeocerdo et Notorhynchus.
Votre serviteur, par un tamisage intensif autant qu’épuisant, s’est indubitablement et comme à son habitude taillé la part du lion : une mandibule inférieure de phoque, des belles dents de raie Aetobatus arcuatus et Myliobatis, un palais de chimère Edaphodon antwerpiensis (encore !), une Hemipristis serra, de belles Isurus desori, Notorhynchus primigenius et Galeocerdo aduncus, une jolie dent crénelée de Squalodon, une série de dents de dauphins, quatre bulles tympaniques de baleines et plusieurs otolites de dauphins.
Lors de nos rares moments de liberté du matin et du soir, furent même pratiqués quelques échanges de fossiles, et le samedi soir eu lieu une petite visite bien sympathique du Meir, centre historique d’Anvers, où nous avons joyeusement dîné jusqu’à une heure assez tardive.
La nuit se passa à l’hôtel Formule-1 proche d’Anvers, où malgré le bruit d’une surboum proche nous dormîmes comme des souches. (fossiles, bien sûr !)
Le dimanche nous revit à l’œuvre très tôt, le tamisage et le grattage reprenant de plus belle ! Les fossiles trouvèrent avec une régularité de métronome le chemin de nos sacs et de nos pots.
La météo pourtant annoncée comme désastreuse s’est révélée inespérée, seul un vent assez fort le dimanche après-midi a projeté du sable qui a investi tous nos orifices naturels accessibles, ou presque…
Merci à Pia, Nathalie et Jacques, Danielle et Jean, Christophe, et bien sûr Dominique qui s’est occupé de toute l’organisation des deux journées et de la réservation du logement proche du site de fouilles.
Phil « Fossil »