Encore un week-end de fouilles bien chargé !

Publié le par Phil Fossil

 

En grand manque de vacances, votre serviteur a résolument pris congé ce vendredi afin de tenter d’accéder au chantier anversois pendant la semaine, en espérant que ses informations relatives à l’arrêt des travaux pendant les congés du bâtiment soient pertinentes et exactes.

 
S’il y avait du mouvement sur le terrain, il s’avérait fort réduit. Après s’être garés et équipés, nous marchâmes une centaine de mètres avant de se faire sèchement éjecter au bout de 5 minutes à peine par un jeune cerbère en Alfa-Roméo.

 
Le plan-B étant toujours prévu, nous prîmes le chemin d’un autre site montrant le gravier de base des « Sables de Kattendijk », moins riche en dents mais toujours intéressant en cas d’inaccessibilité du chantier principal. Outre quelques petites dents de requins, une jolie carapace de crabe et un demi-seau de tamisat furent ramenés.

 
Pour terminer agréablement la journée, nous visitâmes une plaine de « Sable d’Oorderen » à coquilles, nous mîmes au jour, outre de jolis bivalves et gastéropodes, quelques ossements et une vertèbre de Melanogrammus, un amas de tubes de vers ayant « poussé » sur un Pecten, et une fort jolie dent de Cosmopolitodus hastalis montrant des zones de couleur plutôt sympathiques.

  

Cosmopolitodus hastalis, Pliocène supérieur, Port d’Anvers, Belgique. Hauteur 3 centimètres.

 

Le samedi fut utilisé à se reposer en triant une caisse de tamisat provenant du chantier anversois, riche en petites dents de requins, raies, poissons et dauphins, sans oublier les vestiges d’invertébrés.


Dimanche, retour au chantier anversois, avec quelques appréhensions dues à l’éjection du vendredi, faut-il le dire.

 
Non seulement pas de gardien irascible à l’horizon, mais une bonne dizaine de citoyens néerlandais et belges étaient déjà à pied d’œuvre. D’autres arrivèrent encore après nous, il fallait compter une vingtaine de personnes, qui examinant les sables graveleux en surface, qui tamisant comme des forcenés.

 
Une petite couche très accessible car à fleur de sol fut systématiquement travaillée, et délivra son content de dents de requins et de dauphins. Une pièce belge de 10 centimes de 1925 fut même découverte dans la couche, preuve irréfutable du profond remaniement subi.

 
Le tri des tamis sur un autre tamis de très petit maillage permit de ramener deux seaux de tamisat, épreuve difficile s’il en est ! En effet, près d’un kilomètre à pieds sur du sable parfois sec, parfois mouillé et limite mouvant, en portant un sac à dos plein de fossiles, quatre tamis, une bêche et deux seaux bien chargés représentent un stress non négligeable pour le genou encore un peu faible.

 
Une fois rentré, nettoyage à l’eau des découvertes puis étalage pour séchage dans un plateau cartonné.

 
Un week-end bien fatiguant, mais quel plaisir quand on revoit ses trouvailles !

 
Vivement le prochain week-end de fouilles !!!

 
Phil « Fossil »

 

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Publié dans Générale

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