Oursins et bélemnites du Maastrichtien belge
Depuis près de deux années, pas de visite de longue durée pour nous dans cette attachante région de la « Basse-Meuse », c.-à-d. entre Visé et Maastricht.
Voulant à nouveau séjourner dans l’excellente chambre d’hôte visétoise repérée à l’époque, nous y avons repris nos quartiers temporaires, histoire de taquiner le Crétacé supérieur de la Montagne Saint-Pierre et échantillonner ses fossiles éminemment sympathiques.
Vendredi 5 septembre 2008
Après une route sans histoire, nous arrivons dans la carrière de Lixhe. Une grimpette longue mais pas trop dure permet d’atteindre le niveau à Echinocorys limburgica et Cardiaster granulosus, (« Craie de Vylen ») où des amateurs friands de grands travaux ont effectué un gros travail de rafraîchissement de la coupe. Peu de fossiles en vérité, rien de visible en place, seulement quelques jolis brachiopodes et des oursins, petits et fort déformés, dénichés dans les éboulis.
En continuant la montée, Chris tombe sur un gros Echinocorys conoidea de toute beauté, tandis que votre serviteur en ramasse quelques-uns dans des tas de craie remaniés, spécimens malheureusement un peu plus encroûtés de silex ou déformés.
Après un décrassage de rigueur, nous soupons dans les hauteurs de Visé, au « Ravel » où les prix sont relativement élevés, mais la quantité et la qualité servie sont plus que raisonnables !
Samedi 6 septembre 2008
En guise de digestion du copieux petit-déjeuner, nous arrivons à la petite carrière d’Eben-Emael. Elle n’est plus que sporadiquement exploitée, néanmoins le premier tas de tuffeau (« Calcarénite d’Emael » et « Calcarénite de Nekum ») en arrivant délivre à votre serviteur un bloc contenant un gros oursin Hemipneustes striatoradiatus qui semble prometteur. De nombreuses huitres et quelques bélemnites complètent notre pêche.
Nous montons au sommet de l’exploitation, pour y vérifier les affleurements déjà fort dégradés et qui s’avèreront en final peu productifs.
Le souper se fera relax, dans notre gîte accueillant, grâce aux conserves providentiellement amenées et le four à micro-ondes obligeamment mis à notre disposition.
A suivre…
Phil « Fossil »