Robert Silverberg : les déportés du Cambrien
Une petite visite aux bouquineries proche de mon bureau a permis de récupérer quelques livres de poche de Science-Fiction, genre littéraire que j’affectionne tout particulièrement.
Parmi ceux-ci, cet ouvrage de Robert Silverberg, dont le titre avait attiré mon attention.
Dans un futur pas tellement éloigné, les hommes ont découvert le secret du voyage temporel. Le gouvernement dictatorial en place s’en sert pour déporter les opposants au Régime, non pas dans une contrée reculée, mais sur la Terre, il y a plus de 540 millions d’années dans le passé, lorsque la Vie était exclusivement marine.
Le livre traite naturellement des problèmes posés par la survie sur une terre rocheuse nue et désolée, sans un animal ni une plante, où la pêche aux trilobites, brachiopodes et autres orthocères permet aux prisonniers de s’occuper l’esprit tout en variant leur ordinaire.
De nombreux « flash-backs » (flash-forwards plutôt…) permettent de détailler la vie des principaux héros avant leur condamnation et leur déportation.
Quelques invraisemblances parsèment néanmoins l’ouvrage, et sont rapidement repérées : le Cambrien ne se situe pas il y a un milliard d’années, l’atmosphère cambrienne trop ténue et moins riche en oxygène serait loin de convenir à la vie des êtres humains, les grands orthocères sont apparus plus tard au cours des temps géologiques, c-à-d à l’Ordovicien.
Il n’en reste pas moins un roman fort plaisant, qui se lit d’une traite.
Phil « Fossil »