Les griefs reprochés aux amateurs paléontologues (5ème partie)
5/ les objets géologiques laissés in situ profitent à tous.
Voir le paragraphe 4/.
Tout objet géologique laissé « in situ » sera soit invisible à l’œil, soit inéluctablement détruit par l’altération naturelle ou artificielle à plus ou moins brève échéance et donc dans la majorité des cas ne profitera à PERSONNE.
Certaines visites hivernales au Cap Blanc-Nez (soi-disant site « protégé ») ont montré qu’une seule nuit de gel a suffi pour fragmenter et donc détruire irrémédiablement tous les fossiles qui affleuraient dégagés sur l’estran ! Sans aucune possibilité de les sauvegarder puisqu’il faut bien souvent des outils pour les extraire de leur gangue et les mettre à l’abri…
Sans oublier que le commun des mortels n’a pas forcément la constitution physique requise pour escalader une montagne ou une falaise et ne peut donc pas « profiter » de la totalité des merveilles laissées « in situ »… En admettant qu’il puisse arriver avant que l’érosion ait accompli son œuvre funeste !
6/ les prélèvements des «amateurs» nuisent à la recherche scientifique.
D’innombrables cas de prélèvements faits par des amateurs sont connus (voir article en Annexe 1) où les scientifiques ne se sont même pas dérangés pour des sites temporaires pourtant très intéressants, et sont arrivés « trop tard » ou pas du tout ! Dans ces cas, les amateurs ont amassé des collections inestimables (car non étudiées scientifiquement) que bien logiquement certaines institutions marginales leurs envient, et sur lesquelles elles voudraient bien mettre la main ! Si les membres intégristes de ces institutions avaient autant de motivation (notamment en soirée et en week-end), de disponibilités et de moyens financiers pour fouiller que certains amateurs, ils n’auraient pas besoin d’essayer de se « réserver » les sites fossilifères et de tenter de confisquer les trouvailles faites par plus motivés qu’eux…
De nombreux amateurs ont collaboré à la réalisation de monographies, quand ils n’ont pas étudié eux-mêmes des sites ou des faunes inconnues de la Science ! Et nous ne pourrions pas citer la foule de pièces uniques découvertes par des amateurs et en final léguées à des Musées publics ou des Universités. Sans oublier la pléthore de géologues ou de paléontologues célèbres qui au départ étaient de « simples » amateurs.
Voir l’article « Les amateurs et leurs réalisations/Les amateurs qui sont devenus professionnels » en Annexe 2 qui confirme cela d'une manière éclatante.
Phil "Fossil"
Extrait de mon article sur http://www.eulasmo.com
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