Les coquilles pliocènes du Port d’Anvers

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Neptunea angustata (espèce senestre), Pliocène supérieur, Port d’Anvers, Belgique. Hauteur 11 centimètres.
 
 
Galeoda bicatenata, Pliocène supérieur, Port d’Anvers, Belgique. Hauteur 8 centimètres.
 
 
Balanus sp., Pliocène supérieur, Port d’Anvers, Belgique. Plus grande dimension 45 millimètres.
 
 
La faune malacologique du Port d’Anvers est certes réputée parmi les paléontologues amateurs, surtout hollandais d’ailleurs, il suffisait de voir le succès affiché par les « journées portes-ouvertes » organisées à l’occasion des grands travaux portuaires de construction des nouveaux docks !
 
En week-end, quelques centaines de participants se pressaient à l’entrée pour remettre leur petit autographe sur une décharge de responsabilité, précieux sésame permettant d’accéder au nirvana du paléo-conchyliologue amateur !
 
Là, les tas sableux amenés par un ballet incessant de camions n’attendaient qu’un ratissage précautionneux pour livrer les assez nombreux gastéropodes et bivalves archi-communs ! Les crustacés et cirripèdes, comme les dents et vertèbres de requins, y étaient par contre plutôt anecdotiques.
 
Leur état de préservation était très bon, bien meilleur en tout cas que celui des malheureux invertébrés fossiles ayant subi un dragage et le voyage dans des tuyaux d’acier !
 
Les sables supérieurs, gris clair, appelés « Sables d’Oorderen », fournissaient la faune la plus riche et la plus variée, néanmoins les sables inférieurs gris foncé à verdâtres, connus comme « Sables de Kattendijk » donnaient d’autres espèces comme les grands Pecten maximus, les grandes térébratules, et avec de la chance les beaux bivalves en forme de cœur, Glossus humanus, ayant conservé leurs deux valves en connexion !
 
Vu le peu de cohérence du sédiment sableux, la consolidation des pièces à la colle à bois diluée s’imposait pour ne pas perdre de sable dans la vitrine ou dans les boites de transport !
 
Actuellement, vu l’état d’avancement des travaux, on ne peut malheureusement plus que rêver à ces trouvailles passées… Et éventuellement échanger ces belles pièces dans l’une ou l’autre bourse géologique du Nord de notre petit pays !
 
Phil « Fossil »
 
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Publié dans Sites de fouilles

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P
 <br /> Aaaah la légendaire poésie de la prose vanespenienne ! (Ce n'est pas un peu contradictoire, cela ?)<br /> On ne s'en lasse pas, décidément...<br /> A très bientôt j'espère, très cher !<br /> Phil "Fossil"<br />  
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C
Tiu as parfaitement raison ! <br /> Comme je te l'ai déjà dit, on peut même s'offrir une belle Scaphella, si on fait attention. <br /> Mais à vrai dire, on n'en a jamais assez. Je rêve d'un temps où j'aurais atteint une sorte de plénitude, de félicité, rencontré un vrai sentiment d'accomplissement. Un moment béni où je pourrai sconsidérer avoir trouvé assez de pièces dans mon existence. <br /> Suffisamment pour une collection complète. Mais pour cela, il faut au moins avoir atteint le stade des onze cent Balanus. <br /> Carchadorias <br />  <br />  
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