Le « bon usage » de son petit tamis

Publié le par Phil Fossil

 
Dans nos régions riches en sédiments sableux cénozoïques, productifs en restes de vertébrés de surcroit, l’usage d’un, ou mieux, de plusieurs tamis est quasiment indispensable ! Les sédiments tendres du Crétacé (tuffeau) une fois altérés en sable calcareux peuvent également être travaillés de cette manière.
 
Les meilleurs tamis sont ronds, car ils permettent de « faire tourner » le sable ce qui aide pour faire passer rapidement la petite fraction du sédiment.
 
La bonne utilisation de tamis est un savant équilibre entre le temps disponible sur le terrain, les maillages dont on dispose, et l’envie de ramener un maximum de grands spécimens sans négliger les petites espèces souvent plus intéressantes.
 
Travailler tout le sédiment au maillage de 8 millimètres ou plus permet de trouver rapidement les grandes pièces, mais fait l’impasse sur les petites dents et vertèbres.
 
Tout tamiser sur des mailles de deux à trois millimètres est très fastidieux, hormis en présence d’eau ou d’un sable très sec. De plus le tamis est rapidement « pollué » avec des cailloux et autres coquilles de grande taille.
 
La solution est de travailler avec deux coupures, un tamis de 8 à 10 millimètres pour trouver rapidement les grands fossiles et éliminer les grands « déchets », sur un deuxième de 2 à 4 millimètres pour mettre en évidence les petites choses. Ce dernier ne doit pas forcément être trié sur place après tamisage, il vaut mieux ramener le tamisat produit dans des seaux afin de le laver et de le trier chez soi plus à l’aise.
 
Pour vraiment travailler de manière exhaustive, le sable tombé du tamis à fines mailles peut encore être étalé à la main et vérifié soigneusement pour d’éventuelles micro-dents. On peut toujours également utiliser une troisième coupure d’un millimètre de mailles au maximum, ramener le tamisat produit, et trier sur place les deux autres coupures. C’est bien évidemment affaire de convenances personnelles.
 
Si l’on a vraiment beaucoup de sédiment à travailler, et peu de temps, on peut également se borner à trier le contenu du tamis à grandes mailles posé sur un deuxième à petites mailles qui recueillera ce qui tombe pendant l’examen afin de le ramener chez soi pour lavage et tri.
 
Il faut savoir que si les belles grosses dents de requins bien visibles sont naturellement attirantes, il y a beaucoup plus de chance de découvrir une nouvelle espèce parmi les dents de petite taille ! Les prélèvements faits au début du vingtième siècle étaient faits généralement « à l’œil » et sans tamisage, donc seules les pièces les plus grandes étaient mises au jour.
 
Soyons donc systématiques et vigilants !
 
Bon tamisage.
 
Phil « Fossil »
 
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Publié dans Le coin des débutants

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P
 <br /> Salut Audrey !<br /> Apprends un peu à lire et à écrire à l'école... Il y a de quoi faire !<br /> Bisous<br /> Phil"Fossil"
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A
mon dieux  c koi c truc  j y   comprend   rien <br /> a  tes focille ou je sais po  koi<br />  
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