Les oursins et autres fossiles du Crétacé supérieur picard

Publié le par Phil Fossil

 
 
 
Micraster leskei, Turonien, Ault, France. Longueur 5 centimètres.
 
Micraster leskei en silex, Turonien, Ault, France. Longueur 6 centimètres.
 
 
La côte picarde, ainsi que des petites carrières situées à l’intérieur des terres sont à prospecter tout particulièrement, en effet certains niveaux crayeux sont assez riches en fossiles.
 
La paléo-faune a un cachet « fouisseur » très prononcé, on y trouve surtout des oursins irréguliers, des brachiopodes, de plus rares bivalves. Les animaux nageurs (ammonites, bélemnites, poissons) y sont anecdotiques.
 
Là, comme à de nombreux autres endroits, il est inutile et même fortement déconseillé de taper dans les falaises ! Les blocs éboulés et les platiers sont en effet plus faciles à prospecter, et nettement moins dangereux.
 
Sur les platiers, les oursins peuvent être nombreux à condition de les voir au milieu des algues, des balanes et des moules. La craie très blanche permet de distinguer assez facilement les oursins plus jaunâtres à verdâtres, en effet ils servent généralement de support à des algues ce qui a comme conséquence de les mettre en évidence.
 
Dans les pouliers de galets, on peut dénicher de très jolis oursins fossilisés sous la forme de moules internes en silex, ainsi que des marcasites oxydées.
 
Ne pas hésiter à emmener un bloc de gangue plus important, qui sera réduit à l’aise chez soi et pourra fournir un support au fossile. Cela limitera les risques de casse du spécimen consécutifs à une extraction trop brutale sur place.
 
Le dégagement se fera au couteau pour enlever la craie située loin du spécimen, avec un morceau de bois pour user la roche couvrant la coquille, à la brosse en chiendent dans l’eau ou à l’aide d’une sableuse à basse pression pour la finition.
 
Les traces d’algues qui colorent la partie affleurante du test des fossiles peuvent être ôtées à l’aide d’eau de javel.
 
Il est fortement recommandé de préalablement dessaler pendant quelques jours les blocs de craie fossilifère (tous ceux provenant des sites côtiers d’ailleurs) dans de l’eau douce régulièrement renouvelée, en effet la cristallisation du sel dans les blocs lors du séchage peut provoquer à long terme un délitage « en écailles » du substrat. Les pièces une fois bien dessalées, séchées et préparées peuvent être consolidées à la colle à bois diluée.
 
Bonnes recherches ! Et merci pour vos commentaires.
 
Phil « Fossil »
 
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Publié dans Sites de fouilles

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