Si ce n’est pas de la motivation, ça ???

Publié le par Phil Fossil

Ou : Compte-rendu d’un week-end de fouilles bien chargé…
 
 
Il y a quelque temps de cela, mon pote Werner m’avertit qu’il a repéré une fabuleuse poche à gravier de base très riche en dents de requins sur le site anversois où nous allons habituellement prospecter, et me demande si je suis intéressé d’accompagner. Il me précise que nous risquons très fort de devoir dormir sur place et qu’il a emmené une tente.
 
Afin d’avoir un maximum de temps pour bosser correctement, nous fixons l’heure du départ à 6h le samedi matin. A 6h15, Werner arrive accompagné de Carine, de son couple d’amis français Sandy et Fred et de leur chien Vigo.
 
Le temps de trouver une petite place dans l’auto pour les (gros) tamis et le reste de l’outillage, nous sommes en route vers 6h30. (Bon sang, on est en week-end, et c’est l’heure à laquelle j’émerge péniblement de mon lit en semaine !)
 
Un peu serrés à 5 (et demi) dans la voiture, je me retrouve avec un seau d’outils à mes pieds et une boite de nourriture sur les genoux. Encore une chance que le trajet est relativement court, une heure environ de chez moi.
 
Dès notre arrivée, on sort le « mathos » et on se met à fouiller sous un temps un peu frais mais déjà très beau. La couche est effectivement intéressante, assez épaisse et riche en dents, mais recouverte de près d’un mètre de sable stérile, bonjour les gros travaux de terrassement !
 
Le « trou » étant malgré sa taille un peu exigu pour 5 personnes, je m’éloigne un peu pour travailler une couche plus fine mais plus proche du sol. Là j’entends plusieurs fois les autres parler de barbecue, et je me dis qu’ils me font une blague !
 
Mais non, l’heure de manger arrive et les filles sortent de la voiture un sac de charbon de bois et un barbecue « portable » qu’elles assemblent illico ! Plus un frigo-box rempli de viandes diverses et de salades variées !
 
Nous mangeons comme des rois, mais en quantité raisonnable, en effet nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour faire la sieste !
 
Dans l’après-midi, ma couche s’épuisant, je me déplace jusqu’à un trou exploité anciennement, qui me fournit encore de belles dents, je me promène également ce qui me permet de trouver quelques dents en surface.
 
Nous arrêtons vers 19h, histoire de souper et de monter la tente où Werner et Carine dormiront, Sandy, Fred et moi nous nous partagerons la voiture.
 
Avant le coucher du soleil, une petite promenade aux alentours permet à Werner d’encore ramasser quelques dents plus ou moins complètes.
 
La nuit est plutôt épique, en effet on peut dire qu’il caille véritablement, même dans l’auto ! La position n’est pas non plus ce qui se fait de mieux, mais nous n’avons pas vraiment le choix. Je finis par m’endormir assez rapidement, vu la fatigue accumulée.
 
Enfin bien endormi, je me réveille en sursaut en sentant une pression brutale sur mon ventre, le (petit) chien qui vient en pleine nuit me dire bonjour ! Pas méchant, mais fichtrement collant celui-là ! Enfin il se pelotonne sur mes genoux pour dormir et je replonge illico dans les bras de Morphée.
 
Le réveil de mon GSM étant réglé sur 7h, on se dit que c’est quand même un peu tôt ! A 6h20 le copain Werner émerge de sa tente et vient nous réveiller ! Un café tiède du thermos, grignoter un petit truc ou l’autre façon « turbo », et à 7h après avoir déblayé la couche stérile on tamise déjà comme des malades !
 
Ayant repéré de la couche en surface, celle qui m’avait fourni une jolie dent lors de ma promenade, je commence à la tamiser. Un vrai plaisir, le sable sec passe tout seul et les fossiles bien nettoyés se voient bien ! Surtout les crabes, otolites de dauphins, dents de raies et de chimères, habituellement difficiles à distinguer parmi le sable humide.
 
A midi, re-pause, plus de barbecue mais comme des conserves avaient été emmenées, nous faisons néanmoins bonne chère et reprenons des forces.
 
Dans l’après-midi, la couche de Werner étant épuisée, il se déplace et recommence à trouver. Moi, malgré la relative rareté des trouvailles, je persévère à mon emplacement, sans arriver à l’épuiser, loin s’en faut !
 
Un peu avant 15h, après plus de 7h de tamisage forcené, nous décidons de replier la tente, le barbecue (qui a bien eu le temps de refroidir) et de charger la voiture avec tout le matériel. Heureusement que les dents ne prennent pas trop d’espace, le seau à tamisat non plus, et donc nous n’avons pas significativement plus de volume au retour qu’à l’aller.
 
Arrivé chez moi, je rince les dents trouvées à l’eau, puis je les étends sur du papier journal histoire de les laisser sécher quelques jours, préalablement à un prochain tri des dernières trouvailles de ce site.
 
Puis, complètement fourbu de deux jours de travail de forçat, et d’une nuit probablement un peu trop courte, je suis heureux de retrouver mon lit pour une sieste réparatrice, mais surtout, SURTOUT, vachement content de revoir un WC légèrement plus civilisé que les rares caniveaux du coin…
 
Il me faut bien deux à trois jours pour éliminer les courbatures, mais, malgré ces quelques désagréments pas bien méchants, VIVEMENT LA PROCHAINE !!!
 
Ouh, je sentais bien que le lundi mon chef allait encore me dire « Tu devrais faire un peu de sport le week-end, Philippe. » ! S’il savait…
 
Phil « Fossil »
 
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Publié dans Billets d'humeur

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P
Bonsoir Josette,Merci pour ton message, pour le moment pas des masses de fouilles vu que ma convalescence post-opératoire se termine mais je reprendrai bientôt.Je suppose que tu es allé visiter mon album photo "Faune-Bretagne-Normandie" ?Amitiés !Phil "Fossil"
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H
bonjour, phil merci pour votre visite, çà me fait plaisir, comment allez-vous, ici pas de longues randonnées, mais les travaux sont terminés dans cette maison qui m'a donné bien du souci ! je recommence à peindre après avoir passé l'hiver sur le blog, faute de place pour faire l'atelier, j'ai fait le tour de mon travail pour avoir une vue d'ensemble et je m'y remets ! et vous? beaucoup de belles trouvailles ? votre blog est fantastique, très riche .                  à un autre petit moment amitié jo
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P
Bonsoir Josette,<br /> Aah la Normandie... Ses plages à fossiles... Ca commence à me manquer !<br /> Merci de votre visite et à très bientôt, j'espère !<br /> Amicalement.<br /> Phil "Fossil"
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J
extraordinaire votre blog   vous êtes trop savant pour moi mais je m'inscrits pour apprendre !  je peux quand même dire que je suis passionnée par les fossiles, que j'en cherche du coté mer près de Deauville ,  Le Havre  et dans la campagne, j'ai une gentille collection. <br /> Je suis peintre et sculpteur de  " fossiles humains  " (voir mon blog)... archéologue imaginaire à défaut de l'être vraiment..; je suis aussi un vieux fossile, mais le boulot conserve !!!   amitiés
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C
La Bête commença à roder autour de la voiture. <br /> D’abord, Elle s’était approchée avec curiosité de cette étrange pyramide de tissu qui était soudain apparue dans la soirée. Mais un rapide examen lui avait fait renoncer à tenter d’y pénétrer : trop dangereux parce que ce genre de construction lui était totalement inconnu. <br /> Par contre, il y avait la voiture. <br /> Enfin, la Bête ne savait pas que cette sorte de grande boîte métallique s’appelait de la sorte, mais cela n’avait aucune importance, car c’était surtout son contenu qui l’intéressait au plus haut point. Les voitures, Elle connaissait, parce qu’Elle en voyait des milliers tous les jours, qui passaient devant sa cachette. <br /> Au travers de la vitre embuée, la Bête pouvait voir qu’il y avait à l’intérieur au moins deux Comestibles, l’un qui n’avait pas pu s’étaler de tout son long mais s’était plutôt recroquevillé par manque de place, l’autre d’un taille très réduite, qui s’était réfugié sur le premier. <br /> La Bête détourna rapidement son regard du petit Comestible. « Beaucoup trop de poils ». « Et pas assez de viande ». <br /> Par contre, l’autre paraissait beaucoup plus appétissant. Il semblait même très bien nourri et respirait visiblement la santé. Enfin, en fait de respirer, c’était plutôt ronfler bruyamment et d’une manière régulière, ce qui arrangeait bien les affaires de la Bête, car c’était la confirmation du fait que le grand Comestible avait fini par s’endormir profondément, et qu’il n’allait pas se réveiller brusquement pendant ce qu’Elle avait à faire…<br /> Comme Elle l’espérait, la portière n’était pas fermée… <br /> La Bête commença à chercher silencieusement dans les objets disposés autour du grand Comestible, mais Elle n’eut aucun mal à trouver ce qu’elle cherchait, une forme cylindrique de couleur claire qu’il avait dû tenir très fermement dans les mains, mais qu’il avait fini par lâcher dans son lourd sommeil. <br /> La Bête s’empara délicatement de la lourde boîte et l’ouvrit sans bruit, en dévissant doucement le couvercle, qu’Elle posa sur le ventre du grand Comestible. Puis, Elle commença à inventorier son contenu, sortant les dents triangulaires et pointues, les posant une à une, en rangée juste à côté d’Elle. A chaque dent qu’Elle examinait, Elle passait délicatement l’extrémité de son doigt griffu sur la tranche, secouant la tête d’un air qui semblait à la longue de plus en plus contrarié. De temps à autre, elle jetait un coup d’œil aux deux Comestibles, mais ceux-ci n’avait jamais donné le moindre signe de réveil. En cas de besoin, la Bête se tenait prête à frapper, mais à aucune moment, cela ne paru nécessaire. Passé de longues minutes, tout le contenu de la boîte avait été sorti et la Bête poussa un long râle qui devait être un soupir. Toujours aussi délicatement qu’Elle avait procédé, Elle reposa une à une les dents dans la boîte cylindrique, finit par en revisser le couvercle puis la glissa en douceur entre les mains du grand Comestible.  <br /> La Bête quitta silencieusement la voiture et referma lentement la portière.  <br /> Elle hésita un instant, sembla réfléchir à quelque chose, son estomac se faisant de puys en plus bruyant, mais Elle sembla se réviser et se détourna définitivement de la voiture. <br /> Ce serait pour une autre fois.<br /> La Bête s’éloigna en claudiquant, tout en secouant la tête et en grommelant d’une voix dépitée. <br /> « Pas de Carcharias »<br /> Elle s’arrêta un bref instant, faisant crisser ses griffes contre un poteau d’éclairage métallique. Puis la Bête reprit sa route en continuant à murmurer : <br /> « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… » « Pas de Carcharias… »<br />  <br />   
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