Le Lutétien des environs d’Aalter, Belgique
Venericardia planicosta lerichei, Lutétien, Aalter, Belgique. Plus grande dimension 6 centimètres.
Contrairement au Lutétien du bassin parisien, très riche en espèces de mollusques, le Lutétien belge est d’une pauvreté plus que relative en espèces. Il se rattrape néanmoins par le grand nombre d’exemplaires qui peuvent être découverts dans certains niveaux.
Une couche de plus d’un mètre d’épaisseur de sable vert à noir très glauconieux (« Sables d’Aalter », « Zanden van Aalter » en néerlandais) abrite en effet une accumulation phénoménale de grandes coquilles, la principale espèce représentée est le bivalve Venericardia planicosta lerichei.
Couche attribuée à l’origine à l’étage Panisélien, elle est désormais rattachée au Lutétien de l’Echelle stratigraphique internationale.
De plus petites espèces, telles Vepricardium porulosum et le gastéropode Turritella solanderi s’y rencontrent également.
Les dents de requins sont anecdotiques, mais des bois fossilisés en calcédoine ont été signalés à la base des « Sables d’Aalter ».
La tranchée du chemin de fer était un affleurement classique, étant certainement fort dégradé nous avons eu l’occasion d’échantillonner cette couche il y a environ une décennie lors du creusement des fondations d’un chantier de maison le long de l’autoroute Bruxelles-Ostende.
Des coquilles remaniées de cet horizon se rencontrent de temps à autre sur la totalité du littoral belge, mêlées aux coquilles actuelles. Des dents de la même origine se retrouvent, quant à elles, concentrées sur la plage de Knokke.
Bonnes fouilles !
Phil « Fossil »
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