Les fougères du Stéphanien de Messeix, Puy de Dôme, France
Callipteridium gigas, Stéphanien, Messeix, Puy de Dôme, France. Longueur de la plus grande fronde 8 centimètres.
Longtemps exploitées pour leur charbon, les mines de Messeix ne sont désormais plus représentées que par un musée de la Mine, l’accès aux puits ayant été rebouché.
Contrairement à notre petite Belgique, où les terrils sont coniques et bien visibles dans le paysage, les crassiers des mines auvergnates sont nettement plus discrets et cachés par la végétation.
De temps en temps, un chantier ou la rectification d’un chemin attaque un ancien terril, permettant l’accès aux blocs de roche fossilifères.
Le grattage soigneux des éboulis, suivi d’un brossage méticuleux, permet la découverte de fossiles, néanmoins la meilleure méthode est de cliver systématiquement tous les blocs schisteux à l’aide d’une massette et d’un burin plat.
Il convient néanmoins de faire attention à la présence de vipères, elles mettent à profit les interstices restants entre certains blocs pour trouver une température constante lors de la saison froide. Ne pas fouiller à main nue, utiliser de préférence un piochon ou un râteau pour extraire les blocs.
Fréquemment, apparaîtront alors les espèces suivantes :
Tiges de Calamites sp., frondes de Callipteridium gigas et Annularia stellata. D’autres espèces y sont représentées mais sont nettement plus difficiles à découvrir.
Des graines fossilisées s’y trouvent également de temps à autre.
Bonnes recherches !
Phil « Fossil »