Un peu changer d’Anvers, pourquoi pas ?

Publié le par Phil Fossil

 

 

Après avoir rencontré sur les réseaux sociaux mes nouveaux amis, Vincent et ses enfants Camille et Romain, il est grand temps de passer aux choses sérieuses.

 

Comprendre une journée conjointe de prospection dans le Port d’Anvers, journée assez productive au demeurant.

 

Il me faut bien constater qu’ils ont l’oeil ! Romain commence par une superbe Alopias, une jolie Sphyrna, Camille continue avec une Notorhynchus plus que sympa, et tout cela dans du « déjà fait » et le plus souvent par ramassage superficiel à la vue !

 

Ajoutons les ossements de cétacés, nombreux mollusques en moules internes et à coquille conservée, la moisson est assurément bonne !

 

Je me « contente » de deux dents de dauphins, une assez belle dent de chimère en plus des habituelles petites dents de requins.

 

Contrairement à la plupart des enfants que j’ai eu la chance de guider, ils ne sont pas fatigués ni démotivés après peu de temps, c’est même le contraire : il faut quasiment les « arracher » au site pour qu’ils puissent rentrer chez eux !

 

La semaine suivante, on convient d’une autre sortie, facile et suffisamment productive.

 

On part peu avant 8h, ce qui, espérons-le, nous évitera les embouteillages dont le ring de Bruxelles est coutumier…

 

Je jette mon dévolu sur les sites anciens autour de Mons et de Ronquières, sans savoir que la journée aura lieu au plus fort d’une troisième canicule pour cet été…

 

Premier gîte, une ancienne carrière près de Ciply, totalement boisée ce qui nous garantit une fraîcheur de bon aloi.

 

Là personne n’a apparemment cherché depuis ma dernière visite d’il y a plusieurs mois, je continue donc à gratter soigneusement la suite du même tas d’éboulis.

 

Les gros cailloux sont vérifiés, cassés s’ils sont trop imposants, les morceaux vérifiés, et la plus petite fraction passe de temps en temps au tamis à petites mailles.

 

On commence à découvrir des dents de squales, je sors une petite Cretalamna incomplète, Romain qui cherche à côté ramasse une belle Pseudocorax affinis, puis les trouvailles se succèdent, petites mais bien brillantes.

 

Camille sort une petite vertèbre de poisson, j’en découvre une également, puis en fonction des tamis les dents continuent à sortir.

 

Il est bientôt temps de repartir pour un deuxième site, nous sommes ravis : une bonne demi-douzaine de dents, un oursin Catopygus, plus les habituelles bélemnites et coquilles diverses, bivalves, brachiopodes, moules internes phosphatés de gastéropodes, coraux et ammonites déroulées Baculites.

 

En remontant à la voiture, la chaleur nous agresse comme un mur : le thermomètre extérieur annonce, fièrement, 38 degrés !

 

On ne les sentait vraiment pas, sous les frondaisons !!!

 

Après un trajet assez court, malgré les files et les zones de travaux, on arrive à l’ancienne carrière d’Arquennes.

 

Identiquement boisée, et juste au bord de l’ancien canal, la fraîcheur y est idéale…

 

Une petite heure suffira pour gratter un tas d’éboulis schisteux et ramasser des plaquettes à brachiopodes : Cyrtospirifer verneuilli, Camarotoechia sp., Productella subaculeata…

 

On revient bien chargés à la voiture, et on repart pour le dernier site.

 

Le petit filon de quartz de Fauquez, sous les arbres et au bord du canal, où un grattage léger dans les éboulis nous livre de jolis groupes de cristaux, des pointes isolées aussi.

 

Les plus gros blocs ne sont emmenés que s’ils sont suffisamment esthétiques et que leur réduction peut s’envisager. Personnellement, je limite fortement les tailles...

 

On quitte l’endroit bien avant le coucher du soleil, histoire d’éviter de servir de « buffet gratuit » aux myriades de moustiques qui profitent du crépuscule pour entamer leur souper.

 

Il est quasiment 20h quand je suis rentré, que voilà de la belle journée, bien épuisante comme on les aime !

 

Vivement la prochaine !

 

Phil « Fossil »

 

 

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